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LA VIDÉOPROTECTION ÇA MARCHE !

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Sécurité Le jeudi 12 avril 2018

LA VIDÉOPROTECTION ÇA MARCHE !

Plongée au coeur du centre de supervision urbaine où sept opérateurs de vidéoprotection se relaient pour traiter en direct les images retransmises par les 79 caméras de vidéoprotection implantées en centre-ville et dans les zones résidentielles.

Il faut montrer patte blanche. L’accès au CSU est très réglementé : seuls les responsables et les agents de vidéoprotection sont autorisés à pénétrer dans cette salle où est disposé le mur d’écrans reliés au 79 caméras du réseau de vidéoprotection.

Il est 8h en ce jeudi matin. Les deux op.rateurs de service prennent leur poste, derrière leur ordinateur, les yeux rivés sur les écrans, la main sur le joystick pour zoomer : l’observation commence. Stationnements génants, comportements anormaux, accidents sur la voie publique, agression ... Patience et intuition sont les meilleures alliées des agents.

10h40, une personne fait un malaise dans la rue Pierre Julien. Les secours sont prévenus immédiatement par l’opérateur. Et les évènements s’enchaînent. Le mur d’écrans permettant une vue démultipliée, une scène attire l’oeil de l’opératrice. Sur les allées provençales, un homme importune des passants, il semble en état d’ébriété. Un équipage de la police municipale est prévenu et se rend sur place. L’opératrice reprend son observation. Un équipage la prévient qu’il se rend dans les quartiers ouest en patrouille. Elle scrute les caméras à proximité. Son intuition l’amène à zoomer sur une voiture en stationnement. Deux jeunes tournent autour, puis s’assoient à l’intérieur. Elle se concentre sur la scène... patiente...

À 12h50, les allers-retours de personnes jusqu’au véhicule s’intensifient. La suspicion de trafic de substances illicites se confirme. L’opératrice en informe le chef de poste. La surveillance se poursuit. Une opération conjointe se prépare avec la police nationale.

Les chiffres

Quatre équipages se rendent sur place à 15h accompagnés d’un officier de police judiciaire. Le trafiquant est interpellé : sur lui sont retrouvés 3 000 euros en espèces et 23 000 euros de produits stupéfiants. L’observation et l’intuition ont payés. Entre temps, c’est l’agitation sur le parvis du lycée Alain Borne, à l’heure de la pause déjeuner, qui alerte l’autre opérateur. Le ton monte entre deux groupes de jeunes filles. L’opérateur suit leur déplacement jusque devant la médiathèque. La tension monte d’un cran. Des coups sont échangés. Appel au talkie-walkie. Une patrouille se rend sur place pour calmer tout le monde.

16h50, boulevard du Fust. Deux véhicules viennent de se percuter. Une patrouille est informée. Elle se rend sur place pour sécuriser les lieux et faire la circulation. Les secours sont également prévenus. Plus de peur que de mal, juste de la casse matérielle...

19h30. La nuit tombe mais le travail continue pour les opérateurs. Sur l’un des écrans, c’est une scène cocasse qu’ils observent : un véhicule est coincé à cheval sur la borne automatique au début de la rue Pierre Julien. La conductrice a voulu profiter de l’ouverture de la borne avec le passage d’un camion de collectes d’ordures ménagères... Trop tard, la borne s’est refermée sur son passage. Une patrouille se rend sur place, un camion de dépannage est prévenu.

20h, au centre de supervision urbain, la journée se termine pour les uns, la nuit commence pour les autres: l’équipe de nuit prend la relève...